Ballade artistique #03 INCA

Photographe habitué des salles de spectacles mais aussi de leurs coulisses lance le concept des « Ballades artistiques ». Un projet riche et enrichissant qui débuta par hasard avec le chanteur Fabien Incardona il y a quelques années. Voici l’histoire qui se cache derrière cette série de photos en noir et blanc. Un « questions-réponses  » riche de souvenirs …

– Comment as-tu rencontré Fabien Incardona ? Où ? A quelle occasion ? 

Depuis toujours il y a en moi un désir de figer l’instant T. Depuis enfants je courais avec une caméra ou un appareil photo. J’étais ce qu’on peut dire assez centré sur cet objet qui pouvait garder une trace du présent. C’est fascinant, peut-être une façon en soi d’avoir un contrôle sur le temps, bien qu’il continue sans nous de fonctionner. Je pense que c’est comme cela que j’en suis arrivé un jour à rencontrer des artistes. D’où le surnom « Le voleur d’images » Je pique des instants de vie, des images, des anecdotes visuelles. Après je les garde puis un jour je les partage, en prenant du recul. Du coup j’en suis arrivé à rencontrer des personnes qui m’ont mené vers la photographie de spectacle.
J’ai pu rencontrer Fabien durant Roméo & Juliette au palais des congrès. A l’époque j’étais le photographe du forum Roméo & Juliette. J’avais plus ou moins entendu ce que faisait Fabien en dehors des comédies musicales. J’étais surtout admirateur de ses performances en tant que Mercutio. Puis progressivement on s’est revu en dehors des shows pour parler musique et aussi de ses projets. On a au final jamais vraiment travaillé ensemble.

Parmi tous les artistes que tu as eu l’occasion de rencontrer ou de photographier, pourquoi est-ce avec lui que tu as lancé le concept des Ballades Artistiques ?

 

Je ne l’ai jamais vraiment lancé avec quelqu’un, c’est la manière de travailler. Travailler dans le mouvement, figer l’instant et chercher toujours à avoir de l’instantané. J’aime l’idée de la balade, quand on se balade on se confie, on parle et on échange. C’est moins stressant que la photographie posée, où on met beaucoup de temps à oublier l’objectif.
Fabien est le premier artiste à avoir posé avec une idée réelle d’un lieu qu’il appréciait, avant je faisais plutôt ça avec des étudiants, des particuliers ou des danseurs/danseuses et comédiens posant chacun dans des lieux moins spécifiques et sans histoires. Les lieux étaient uniquement choisis pour leur calme. Alors que là, c’était un choix sur le côté affectif.

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Tu dis que tu aimes capturer le vrai et le naturel avec ce projet, l’essence d’une personne. Peux-tu définir ce que tu as vu apparaître sur tes clichés en mélangeant la personnalité de Fabien à un quartier historique de Paris qu’il aime ?

 

​Ce n’est pas toujours simple, il y a eu des ratés dans les différents essais, parfois il y a un chien qui vient dans le champ, une grand-mère qui passe. Je travaille souvent. Le plus beau ce sont les vrais rires et non les rires simulés.  J’aime capter l’authentique. Le choix de Montmartre a été une évidence de la part de Fabien, il voulait un quartier qui respire l’art et le côté romantique.

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Cette expérience a-t-elle été concluante ? Peut-elle te donner envie de continuer les Ballades Artistiques ? Peut-on dire qu’il t’a fait avancer ?

 

paris-643553Après Le Roi Arthur (spectacle dans lequel Fabien Incardona jouait Méléagant) oui, cela interpelle les gens quand je démarche. Il y a un double tranchant d’un côté des artistes avec qui je ne sens aucun feeling qui me démarchent et de l’autre des artistes avec qui je voudrais travailler, mais qui sont souvent occupés par leurs projets. Il est difficile de mettre en place un planning régulier. L’idéal ce serait d’avoir 1 à 2 balades par mois. A savoir que le mot « Ballade » avec deux L est volontairement choisi pour marquer le rapport photographie et musique.

Cette séance reste-t-elle un bon souvenir ? On peut se demander ce que vous vous racontiez, quels secrets se cachent derrière ses sourires… As-tu une anecdote, quelque chose qui t’a marqué durant la séance ou chez Fabien en général ?

Cela remonte à longtemps, j’avoue devoir souvent faire des blagues sur un ami commun du genre « Imagine que ton patron te surprend en calçon superman… » Ce n’est jamais méchant, c’est quelque chose censé détendre l’atmosphère. Parfois avec certains artistes avec qui je bosse régulièrement, on parle, on oscille entre thérapie de l’image et thérapie de l’âme.

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Fabien sur scène dans le spectacle « La légende du Roi Arthur »

-Aimerais-tu continuer de travailler avec lui sur ses projets ou les tiens ? Pourquoi ? 

C’est assez​ compliqué, rien n’est prévu pour l’instant. Peut-être de nouvelles photos de concerts. Quand il est sur scène on se capte assez rapidement pour que je ne rate pas l’occasion.

-Tu peux choisir entre décrire Fabien ou décrire plus largement votre expérience commune en un minimum de mots. Lesquels ? 

Je pense que Fabien est un artiste un peu à la James Dean. Un projet dans la veine de photographes du magazine « LIFE » peut être parfaite​. J’adore capturer des instants de vie.

En collaboration avec Celia Schmerber

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